de Claude Chambard

Encres d’Anne-Flore Labrunie

D’ici je t’appelle. Aimée craintive comme oiseau, petit cœur. Elle près du lilas blanc, tu dis de ta voix la plus cachée. Elle rêve. Traits acérés, noir sur blanc, ombres en creux dans le souvenir du jardin interdit. Tu viens avec mois dans l’espace de la langue où nous cherchons ce qui rapièce nos vies trouées.

Devant soi, la vision d’une femme vue et parlée s’évanouit à l’instant même où le poème apparaît. 
Parler & voir, écrire & dessiner, se souvenir & commencer enfin en vivant, en écrivant, Claude Chambard joue de l’esperluette à la manière d’un miroir et traversant par là, trois fois de l’autre côté, une vague d’encre d’Anne-Flore Labrunie donne contre l’autre moitié de la vie du poète. Elle enveloppe le nécessaire malentendu de sa parole dans un paysage choisi, dans un corps désiré, dans un œil libre de tout reflet. Alors, face à la saison froide, deux êtres en regard d’amour font une plongée devant soi jusqu’à en perdre la raison. Mais une main aimée que picore un oiseau fait un creux, un lieu, une incise. Le langage défaille & une faille s’ouvre pour l’éternité. Un poème a|dressé Cet être devant soi.
Catherine Pomparat

Format 17 x 23 cm, avec 2 reprodutions d’encres d’Anne-Flore Labrunie en clichés typographiques, dont un triptyque.
ISBN : 978-2-35439-051-8

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Revue de presse
  • Note de lecture d’Isabelle Baladine Howald sur Poezibao, décembre 2012
  • Note de lecture de Tristan Hordé sur Sitaudis, février 2013
  • Note de lecture d’André Paillaugue sur son Tumblr, mai 2013