Née à Rome où elle vit toujours, Antonella Anedda est une poète, essayiste et traductrice italienne d’origine sarde et corse. Elle publie en 1992 son premier recueil, Residenze invernali, qui retient immédiatement l’attention de la critique, puis, dans les années suivantes, les proses de Che cosa sono gli anni (1997) et l’inclassable Nomi distanti (1998, 2020), traductions mêlées de versions plus ou moins libres en hommage à ses poètes préféré·e·s. On y trouve Jaccottet, dont elle a déjà traduit une anthologie en 1994 (Appunti per una semina. Poesie e prose 1954 -1994), mais aussi Ossip Mandelstam, Zbigniew Herbert, Marina Tsvetaieva ou encore Emily Brontë. En 1999, son recueil Nuits de paix occidentale (traduit en français par Jean-Baptiste Para) remporte le prix Eugenio-Montale. On y lit déjà, jusque dans le titre, une ligne de réflexion politique (nous sommes alors en pleine guerre du Golfe) qu’on retrouve ici dans Historiae, singulièrement associée à l’attention au monde non-humain et à une perspective anti-anthropocentrique de plus en plus présente dans son œuvre. Ce dernier livre, paru en 2018, fait diptyque avec les proses de voyages Geografie (2021). Parmi ses autres livres, on peut citer les recueils Dal balcone del corpo (Mondadori, 2007) et Salva con nome (Mondadori, 2012), ou encore les proses de Isolatria. Viaggio nell’arcipelago della Maddalena (Laterza, 2013). En 2023, un premier volume de ses œuvres complètes paraît chez Garzanti. Elle est aujourd’hui saluée comme l’une des figures majeures de la poésie italienne contemporaine.
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